Le Massage Créatif®

Le Massage Créatif®

(SOIS HONNÊTE AVEC TOI-MÊME !)

Le Massage CréatifJ’aimerai bien vous présenter « Le Massage Créatif® ». C’est le massage par qui j’ai débuté ma carrière de Praticienne en Massages-bien-être.

En effet ce qui me déranger trop au départ est le pourcentage de sites internet qui proposent massage créatif avec un but « relaxante », ou « trop relaxant »…(sourire)

Voilà. Maintenat j’aimerai bien me faciliter la tâche (et celle-ci des mes collègues) en expliquant qu’ est-ce que c’est « Le Massage Créatif® ». Avec ® à la fin.

Le Massage Créatif® »est un massage doux et profond à la fois qui utilise de nombreuses techniques de massage déjà connues: Suédois, Californienne, Réflexologie plantaire et Shiatsu. Un massage qui on peut approprier pour les exigences d’une large clientèle – des adultes comme des enfants.

Les Massages Créatif® utilisent des techniques pures, classiques, traditionnelles et essentielles. Il est indispensable pour un masseur de les connaitre. La technique et la connaissance sont liées à l’intuition et la créativité.

Je vous propose en plus du Massage Créatif®, le Massage Minceur, le Massage Deep tissu, sportif, Oriental, Drainant. Tous sont de la gamme « Massages Créatif® ».

Dans la formation «Massages Créatif®» on apprendre et un groupe des massages appelez « Les Massages Sensation® »

Ils sont des massages protocolaires. Construits autour d’un thème précise et chacun entre eux est destiné a une publique spécifique. Ils permettent de ressentir un dépaysement, un voyage. Ils représentent tous un pays, une culture, une tradition.

Les Massages Sensation

Les Massages Sensation® qui je vous propose sont le Massage Hot Stone (Massage traditionnel des Indiens d’Amérique), le Massage Africain aux Bambous, le Massage Balinais aux Tampons Épicés, Le Massage Hawaïen Lomi-Lomi.

C’est un parti de la palette proposé dans le centre de formations.


Les points forts

sont Exigence, Qualité, Sérieux, Générosité...

Massages Bien être

Les certificats sont-ils reconnus?

Le seul diplôme « Massage » reconnu par l’état, actuellement, est le diplôme de Masseur Kinésithérapeute. Les formations d’Institut FIGARI au même titre que l’homéopathie, la sophrologie,…ne sont pas reconnues par l’état.

A voir l’article  » Qu’est que le Massage-Bien-être? En quoi se différencie-t-il des autres types de massage? » : Qu’est que le Massage-Bien-être? En quoi se différencie-t-il des autres types de massage?

Qui a le droit de pratiquer en France ?

Officiellement, seuls les Masseurs Kinésithérapeutes ont le droit de pratiquer le massage. Cependant, les grands hôtels, les centres de « Thalasso » et les « Spas » se développent de façon exponentielle et travaillent de plus en plus avec les praticiens en Massage de relaxation. Et, dans le reste de l’Europe et du monde, le massage de relaxation est respecté, réglementé et différencié du monde médical.

Notre métier ne rien avoir avec le monde médical, nous nous occupons uniquement de relaxation et de détente. Il y a de la place « pour tout le monde » (dans des conditions de sérieux indispensables) et le même client peut très bien se faire masser par un praticien en Massage de Relaxation et se faire suivre par un Kiné ou un Osthéo suivant son besoin.

A voir l’article:  » Qu’est-ce qu’un praticien en massage-bien-être ? Quelles sont ses qualités?  »

Règlement de Déontologie ?

La règlement de déontologie d’Institut FIGARI est très complet. Chacun de stagiaires le signe et accepte dans son intégralité.

Si vous êtes un stagiaire-débutante à institut FIGARI, savez que le chemin sur qui vous vous engagé est vraiment escarpée. Mais si vous réussies de terminer le cours et passer votre certification, croyez moi vous serez le masseur le meilleur dans votre catégorie ! C’est a vous de prendre ou à laisser, mais savez une chose : ça vaut le coup ! Et si vos progets sont de vous établir comme Praticien en Massages-bien-être je vous propose de lire S’établir praticien massage bien-être : L’essentiel à savoir pour se lancer  de Emmanuel de Cointet.

Pour tous les clients qui sont en recherche désespérée d’un « bon masseur » !

N’hésite pas ! Tout simplement le nom « Institut FIGARI » est une référence par sois-même. Vous pouvez choisir dans la liste de FFMBE aussi. C’est une double confirmation. Soyez sûr que vous aurez un massage de qualité.

La FFMBE Pourquoi ? Pour qui ?

(Fédération Française de Massages-Bien-Être)

La FFMBE Pourquoi

Notre Fédération a pour but de structurer les formations, les pratiques et les objectifs des massages-bien-être.

Le massage-bien-être s’inscrit dans le service à la personne. Il vise à une meilleure hygiène de vie, à la tranquillité du corps et de l’esprit, à l’équilibre global et à l’épanouissement personnel dans une unité retrouvée.

L’objectif de la FFMBE est d’avoir une reconnaissance légitime et un meilleur encadrement professionnel de cette métier en France. Depuis plusieurs années, notre fédération est garante de la qualité des formations proposées, de la compétence et du sérieux de ses membres. Afin d’offrir au grand Public-Usager une information claire et rassurante.

La FFMBE a été créée le 12 octobre 2004. Elle donne une existence juridique à un nouveau métier en plein développement.

Les praticiens de Massages-Bien-Etre (MBE) peuvent désormais à continuer d’exercer leur métier en toute légalité. FFMBE défendre les clients et tous les Français qui sont victimes de désinformation sur la pratique des massages-bien-être et de discrimination dans l’accès au bien-être.

Avec cette création, tous les professionnels (praticiens, écoles, entreprises etc…) souhaitent offrir leurs prestations a une large publique. Le bénéfice est éprouvées depuis la nuit des temps. L’ art du massage, apporte un antidote face au stress omniprésent dans nos sociétés modernes.

La FFMBE s’inspire de l’expertise internationale des enseignements et des pratiques des pionniers dans ce domaine.

En France, depuis 1980, des milliers de praticiens de Massages-Bien-Etre ont été formés et dispensent leur art au quotidien partout en France.

La FFMBE a suffisamment de recul et toute la légitimité pour être la garante de cette « nouvelle » profession.

Comparée aux autres pays de l’Union Européenne, La France se trouve en retard et en contradiction avec les directives européennes sur le Droit à la Santé. Elle se donne dorénavant les moyens d’évaluer sereinement une pratique de « prévention millénaire » qui appartient à l’humanité.

La pratique des massages-bien-être reçoit naturellement la faveur d’un grand public. Car les massages-bien-être sont efficaces et bienfaisants tant sur le plan individuel que collectif.

L’institut FIGARI est agréé par la Fédération Française de Massages-Bien-être.

Moi aussi, comme Praticienne en massages de relaxation, je suis agréée par la FFMBE.

FFMBELa FFMBE rassemble des praticiens en massages-bien-être agréés disposant d’un réel savoir-faire et engagés dans le respect d’un code de déontologie, mais aussi des écoles, des élèves et des usagers.

La FFMBE travail depuis plusieurs années pour la reconnaissance du métier de praticien en massages-bien-être en France afin que ces derniers puissants exercer sereinement leur profession.

Cette reconnaissance servira aussi bien les professionnels de ce secteur que les clients adeptes du bien-être.

Nous avons besoin de votre appui afin d’obtenir:

Une reconnaissance du métier de praticien en massages-bien-être.

Pourquoi ce faire masser?

ayurvédiqueLa plupart de nos problèmes sont  liés au stress, aux phobies et angoisses qui nous rongent inconsciemment. Les solutions sont multiples, de la thérapie psychologique à l analyse pour éclaircir et libérer l’esprit.

Le massage-bien-être est d’une complémentarité évidente pour évacuer vos tensions nerveuses et musculaires. 

Pour celles et ceux qui ne se sont jamais fait masser

  • dès la première séance vous serez agréablement étonnés du bienfait ressenti.
  • À la deuxième séance, vous vous trouverez en confiance et apprécierez la précision des gestes pour dénouer vos tensions et raideurs.
  •  À la troisième séance, vous pourrez somnoler et serez en demande de pression de plus en plus forte et précise sur les dernières tensions.

Au fil des séances,

nous apprendrons le «lâcher-prise».  Quelques minutes suffiront pour que vous ne pensiez à rien et que tous vos muscles se relâchent pour bénéficier à 100% des bienfaits d’un massage professionnel.

Recevoir un massage par mois est une bonne moyenne pour sauvegarder votre capital « no stress, no tensions ». Une fois par semaine serait idéale.

Les massages d’entretiens ne seront plus douloureux une fois les raideurs et les tentions éliminées.  Ainsi la circulation rétablie, les mouvements normalisés vous retrouverez votre bien-être.

Les massages de relaxation ne peuvent, en aucun cas remplacer le travail des kinésithérapeutes.  Il n’a ni la vocation ni la prétention de régler les problèmes médicaux.

Au fil des séances

Se mettre à NU

Aimez-vous prendre des bains de soleil ?

Pour la plupart d’entre nous, exposer sa peau aux rayons de soleil est très agréable et nous aimons nous dévêtir le plus possible dans ce but.

À votre avis, votre agrément sera-t-il plus grand si vous vous dévêtez complètement, en supposant que vous êtes seul(e) dans un endroit que personne ne viendra troubler ?

Je ne parle pas ici de votre intérêt pour le bronzage intégral qui efface les « marques ». J’attire votre attention sur votre sensation de bien-être. Si c’est votre cas, imaginez que d’autres personnes nues vous accompagnent et profitent également du bain de soleil. Cette circonstance devient plus difficile à accepter pour beaucoup d’entre nous.

 Pourtant, voir des gens nus est devenu chose assez courante, au cinéma, dans des magazines, ou sur de nombreuses plages en France. Les petits enfants se mettent nus sans même y porter attention, car c’est une attitude naturelle.

Pourquoi se mettre à nu?

Dans cette étude, j’examinerai multiples bénéfices apportés par l’état de nudité, aussi bien pour la santé physique que pour la santé psychologique.

La nudité ce veut une incitation à élargir nos points de vue et nos consciences. C’est à cette condition que chacun peutdévelopper sa liberté intérieure et choisir ce qui lui convient de vivre.

Nous prendrons connaissance des

  • bénéfices que l’exposition totale du corps à la lumière et à l’air apporte à la santé physique.
  • Effets bénéfiques de la nudité sur la santé psychologique et le développement personnel.

Il faut observer notre manière de nous dévêtir. Il est fortement probable que nous rencontrerons des interdits, des culpabilités et des peurs irrationnelles, et cela nous renseignera sur nos rapports avec le corps et le plaisir.

Libre à nous ensuite de conserver ces peurs ou de nous libérer de nos barrières intérieures. Nous examinerons dans quelle mesure la démarche naturiste est susceptible de nous aider à augmenter notre liberté intérieure, et à vivre avec plus de paix et plus de légèreté.

Le plaisir d’être nu

Lorsque vous êtes sous la douche ou dans la baignoire, dans quelle disposition d’esprit êtes-vous ? Vous lavez-vous uniquement par commodité, mécaniquement, en pensant à ce que vous ferez demain, ou bien savourez-vous la détente et la sensation de l’eau, du savon et de votre main sur le corps?

Le soir au coucher, lorsque nous enlevons nos vêtements, nous sentons nettement que nous nous délivrons de quelques entraves, les élastiques des slips, soutiens-gorge et chaussettes, les ceintures, etc. Mais souvent, nous le faisons mécaniquement. Il est excellent d’arrêter notre attention sur ces petites sensations de bien-être du quotidien, même fugitives. Cela nous permet de mieux en profiter et cela développe notre capacité de plaisir et de joie.

Beaucoup de gens choisissent de partir en vacances à la plage pour profiter du soleil, de l’eau et de l’air. Se dévêtir présente l’intérêt premier de nous procurer une merveilleuse sensation de bien-être et de liberté. La peau et le corps bénéficient avec bonheur du contact avec les éléments de la nature, la lumière, l’air, l’eau, le sable, la terre…

Alors, pourquoi ne pas profiter pleinement de ce plaisir et de cette liberté en exposant le corps en entier ? D’ailleurs les maillots de bain deviennent de plus en plus minuscules. Pourquoi vouloir garder ces quelques petits centimètres carrés d’étoffe qui laissent tout deviner ?

La pratique du naturisme

Ceux qui ont fait l’expérience de nager nus dans un lac ou dans la mer savent combien l’impression est très différente de celle de nager avec un maillot de bain, même tout petit. Nombreux sont ceux qui peuvent en témoigner, en particulier au sein du mouvement naturiste, actif depuis plus de 100 ans en France et en Allemagne. Contraints de se regrouper et de s’organiser pour vivre leur idéal, les naturistes ont créé des centres de vacances et d’activités, et publié études, livres et revues.

Pourquoi pratiquez-vous le naturisme ?

Tout simplement parce que c’est très agréable. Ce n’est qu’en vivant le naturisme qu’on se rend compte combien être complètement nu sur une plage quand le temps le permet est un vrai plaisir. On ressent également une merveilleuse liberté physique à nager nu. Les « bains de minuit » étaient d’ailleurs pratiqués depuis longtemps en dehors des centres naturistes pour avoir l’occasion de ce plaisir avec la complicité de l’obscurité.

Les bienfaits physiques du naturisme

Nombreuses sont les effets bénéfiques du soleil à l’encontre de la tendance médiatique à vouloir mettre l’accent sur les risques des cancers de la peau. Tout dépend de la façon dont on s’expose au soleil.

Déjà dans les années 1930, moment d’effervescence pour faire admettre et populariser le naturisme, un médecin naturiste, le Dr David Fougerat de Lastours, a étudié les effets médicaux de l’exposition du corps entièrement nu.

Le naturisme est une excellente pratique pour améliorer sa santé. Une demi-heure d’exposition nu au soleil, est équivalent à 2 repas du point de vue énergétique. Le soleil est essentiel pour le fonctionnement normal de la peau, dont le rôle principal est l’élimination des toxines. Or elle est souvent dépassée par leur excès. L’exposition au soleil
lui redonne de la vitalité.

Les organes sexuels ont besoin autant que les autres de cette exposition, car ils régularisent par leurs hormones le fonctionnement de tout le corps. Cela a des répercussions dans tous les organes et le corps bénéficie d’un tonus musculaire accru. Il devient plus résistant à toute forme de maladie, y compris aux coups de soleil. Porter un maillot de bain est physiologiquement absurde, d’une part parce qu’il empêche la peau de se nourrir du soleil ce qui l’affaiblit; d’autre part parce que le maillot humide provoque une perte de chaleur qui non seulement est désagréable, mais affaiblit la défense du corps contre les agressions microbiennes.

Le naturisme combat les excès de la civilisation. Toutes les fonctions organiques sont stimulées: foie, circulation, digestion. Le métabolisme s’accroit, les déchets s’éliminent, les graisses sont transformées. Dans les centres naturistes, il est fréquent d’assister à un embellissement du corps chez les nouveaux venus, en particulier pour les
personnes de fort embonpoint.

Depuis, d’autres études sont venues compléter ces conclusions (D. Downing et J. Celle dans « Du bon usage du Soleil« ; revue Sciences et Avenir d’aout 2008…). France Guillain, dans son ouvrage « Le soleil, aliment indispensable» en rassemble les conclusions:Notre besoin d’absorber le soleil par tous les pores de la peau correspond à une nécessité biologique.

Pourquoi ne pas donner à nos organes génitaux, notre pubis, et au sein des femmes, la même attention qu’aux autres parties de notre peau ? C’est une façon de prendre soin de nous-mêmes et d’honorer ce corps qui est confié à notre responsabilité pour que nous vivions pleinement notre vie terrestre.

La honte du corps et des parties sexuelles

La honte du corps et des parties sexuellesVous vous promenez dans la nature avec un groupe d’amis. Voici que vous vous trouvez au bord d’un lac qui vous invite à la baignade. L’une des personnes n’a pas prévu son maillot de bain et préfère se priver de baignade plutôt que d’en profiter gaiement avec ses amis. D’autres qui sont dans le même cas se baignent nus et insouciants comme des enfants.

Et vous, quelle attitude auriez-vous dans ce cas ? Si vous êtes en maillot, seriez-vous gêné(e) à la vue des autres ? Si vous n’en avez pas, pourriez-vous vous baigner nu(e) ?

La nudité en groupe nous met en face du dilemme suivant. Ou bien nous profitons des plaisirs qu’offrent la nature et la vie en toute innocence. Ou bien une force, une résistance nous en empêche.

Pourtant lorsque nous sommes nus, que montrons-nous de plus qu’en maillot ? Le sexe, bien évidemment, et les seins féminins. Ainsi, c’est le sexe qui crée le problème.

Cependant, le maillot laisse tout deviner des formes comme une seconde peau, et c’est accepté comme normale. La pensée d’enlever ces quelques centimètres carrés de double peau sur le pubis nous met en émoi.

Cela est provoqué par l’idée que montrer son sexe est laid, immoral, dégoutant ou dégradant. On peut y avoir la sensation d’être vulnérable, sans aucune défense, et pour les femmes d’attirer des agressions sexuelles, pour les hommes d’avoir des érections inconvenantes.

« Ça ne me dérange pas que d’autres soient nus, mais moi, je ne montre pas « ça » parce que ce n’est pas beau. Je ne veux pas faire subir ça aux autres« !!

Cette remarque met en avant une appréciation esthétique qui n’est pas la véritable raison. C’est réel que les individus ne présentent pas la même beauté. Mais en maillot ces mêmes personnes se montreront volontiers et profiteront de la plage, même conscientes des certains disharmonies de leur corps. Et ce ne sont pas les parties sexuelles qui semblent déterminantes pour la beauté d’une personne.

Le jugement sur l’esthétique des zones sexuelles est donc accessoire. Si on est nu en groupe, tout le monde est sur le même plan, il n’y a pas plus d’appréciation esthétique qu’en maillot. La pratique montre qu’au contraire, il y a souvent beaucoup plus de tolérance et d’acceptation.

En réalité, nos appréhensions révèlent des retenues psychologiques plus profondes:

  • peur de déplaire s’exposant complètement,
  • sous-estime de soi, honte de son sexe,
  • culpabilité de passer outre aux injonctions de l’éducation et aux règles du groupe social.

À beaucoup d’entre nous, on a inculqué l’opinion que le sexe est sale et dégoutant. S’en occuper ou le montrer librement, c’est dégradant et interdit. Transgresser cet interdit, c’est se rendre coupable et se sentir mauvais garçon ou mauvaise fille.

Même si nos idées modernes nous disent d’abandonner cette opinion, nous portons le poids des culpabilités des générations précédentes comme un parasite. La psychogénéalogie constate que notre comportement est marqué par le souvenir inconscient. Par certains évènements traumatisants vécus par nos grands-mères ou grands-pères. Or imaginez toute la somme de honte vis-à-vis de la sexualité, de la nudité et des plaisirs du corps que nous avons récoltée depuis des centaines d’années.

Le corps, la chair, la nudité, c’est la sexualité et le plaisir, et tout cela, selon les concepts d’une éducation bien répandue dans la civilisation occidentale, c’est le mal. On y associait même la femme qui était accusée d’entrainer à la tentation et au plaisir. Il n’est donc pas étonnant que nous ayons parfois des réactions involontaires de refus de la nudité.

L’esprit s’arrange pour ne pas sentir le plaisir ou la frustration du plaisir en se coupant de ses sensations. Ce qui peut donner ceci: « Je suis très bien quand je suis habillée, pourquoi me mettrais-je nu ? »

L’éducation en cause  

La seule raison qui justifie notre besoin de nous cacher est l’éducation morale que nous avons reçue, fondée sur la crainte, l’interdiction et la culpabilité plutôt que sur la joie de vivre, l’harmonie des relations et l’encouragement de notre expression vitale. Qu’en disent les naturistes ?

Quelles sont les conséquences d’une telle éducation culpabilisante ?

Le petit enfant ne comprend pas pourquoi certaines parties de son corps sont considérées comme nobles et d’autres honteuses. Cela sème la contradiction en lui. Il apprend à ne plus se montrer, ni à questionner, par peur des remontrances. C’est la source de blocages et d’inhibitions.

Plus tard, l’adolescent dont la curiosité sexuelle normale n’est pas satisfaite a tendance à être voyeur ou exhibitionniste. Inconsciemment il sent qu’on ne lui fait pas confiance. Il va chercher ses informations ailleurs ou se replier sur lui-même.

Chez l’adulte, la division du corps en deux parties crée une angoisse inconsciente néfaste. Une angoisse qui nuit au développement de sa personnalité. Or le corps et l’esprit ne peuvent se développer harmonieusement que s’ils sont envisagés comme un tout équilibré. Pour un être équilibré, il n’y a rien d’anormal à montrer ses parties sexuelles au même titre que toute autre partie du son corps. De même qu’il est normal de discuter librement de sexualité aussi bien que de tout autre sujet.

Les enfants sont conscients d’eux-mêmes en tant qu’êtres sexués, c’est-à-dire en tant qu’êtres humains, dès le commencement de leur vie. Bien des parents tentent de les décourager de remarquer cela. Si la main d’un bébé va vers le « mauvais endroit », vous la retirez. Si un petit enfant commence à trouver des instants de plaisir en jouant innocemment avec son propre corps, vous réagissez avec horreur et vous transmettez ce sentiment d’horreur à votre enfant. L’enfant se demande: qu’est-ce que j’ai fait? Maman est furieuse; qu’est-ce que j’ai fait?

Quelque part entre l’âge de 12 et 17 ans, la plupart d’entre parents abandonnent le combat et dites, en essence: « d’accord, maintenant, tu peux remarquer que tu as des parties sexuelles et des choses sexuelles à faire avec elles« . Mais le tort est déjà fait.Vos enfants ont appris pendant au moins 10 ans qu’ils devaient avoir honte de ces parties de leur corps

Ne pouvant pas comprendre ce qu’on exige de lui, l’enfant en déduit inconsciemment qu’il ne peut pas faire confiance à ses impulsions, ni à son ressenti, ni aux mouvements de son corps, ni aux mouvements de vie, ni à lui-même qui donc est mauvais.

Ayant donc appris très clairement que toutes les choses ayant trait à ces parties du corps doivent être cachées, tuées, niées, les enfants explosent alors dans la puberté sans savoir du tout quoi faire de ce qui se passe en eux. Ils n’ont aucune préparation. Ils agissent alors en êtres misérables, répondant à leurs besoins les plus nouveaux et les plus urgents de façon malhabile, sinon inconvenante… Cela ne leur rend pas service, car beaucoup trop d’entre eux entament leur vie adulte accablée de tabous sexuels, d’inhibitions et de « complexes » à tout casser.

Dans les sociétés éclairées, les enfants ne se font jamais décourager, réprimander ou « corriger » lorsqu’ils commencent à prendre plaisir, tôt, à la nature même de leur être. La sexualité de leurs parents, c’est-à-dire l’identité de leurs parents en tant qu’êtres sexuels, n’est pas particulièrement évitée ou nécessairement cachée. Les corps nus, que ce soient ceux des parents, des enfants, ou de leurs frères et soeurs, sont considérés et traités
comme étant totalement naturels, totalement merveilleux et totalement corrects, et non comme des choses honteuses.

 Remarque: sexualité ne signifie pas activité sexuelle, mais reconnaissance de nous en tant qu’êtres sexués.

En quoi la pratique du naturisme est-elle éducative et harmonisante ?

la pratique du naturismeIl est absurde que des parents se cachent à leurs enfants, car les enfants ressentent qu’ils n’ont pas droit à toute leur confiance. Plus tard, ils n’oseront pas les interroger et demander conseil à propos de la découverte de leur sexualité. Le naturisme supprime ce problème, les enfants développent des rapports avec autrui plus naturels sans gêne ni timidité.

Aux adolescents, elle apporte un apaisement par rapport aux interrogations sur le développement anatomique. Elle leur permet de mieux se connaitre entre garçons et filles et de mieux s’apprécier. La pratique en famille favorise les relations de confiance entre les adolescents et leurs parents.

Cessons d’enseigner aux enfants, dès le commencement de leur vie, que les choses relatives au fonctionnement naturel de leur corps sont honteuses et mauvaises. Cessons de montrer à nos enfants que tout ce qui est sexuel doit rester caché. Lorsque nos enfants commencent à assumer leurs propres sentiments, curiosités et besoin sexuel, faison-les aborder cette nouvelle et grandissante expérience d’eux-mêmes avec un sentiment intérieur de joie et de célébration, et non de culpabilité et d’honte.

Il faut pas cacher nos corps aux yeux de nos enfants. Il est bon qu’ils nous voient nager nus dans un étang à la campagne pendant une expédition de camping ou dans la piscine de la cour.

Ne faites pas une syncope s’ils vous surprennent brièvement en train de passer sans peignoir de la chambre à coucher à la salle de bain! Mettez fin à ce besoin frénétique de vous couvrir, de vous fermer, de fermer toute occasion, même innocente, que vos enfants vous connaissent en tant qu’êtes pourvus d’une identité sexuelle.

Les enfants croient leurs parents asexués parce leurs parents ne se sont pas montrés sous ce jour. Puis ils s’imaginent devoir être ainsi, parce que tous les enfants imitent leurs parents. (Les thérapeutes te diront que certains grands enfants ont encore beaucoup de mal à imaginer leurs parents « en train de faire la chose », ce qui, bien entendu, remplit ces enfants, maintenant des patients du thérapeute, de rage, de culpabilité ou de honte, parce que naturellement, ils désirent « le faire », et ils ne peuvent trouver ce qui cloche en eux. »

Extrait de Conversations avec Dieu, tome 2. Neale Donald Walsch, Éditions Ariane, 1997

Quelle place a la sexualité dans la pratique du  naturisme ?

Les naturistes redonnent à la sexualité sa juste place, ni surestimée comme pour les voyeurs, les exhibitionnistes et les drogués de la sexualité, ni sous-estimée ou ignorée. Ils constatent que la sexualité existe et lui reconnaissent son rôle et son importance. Dans les centres naturistes, il y a beaucoup moins d’attitudes équivoques. Le voyeurisme et l’exhibitionnisme n’ont plus de sens quand tout le monde est nu. Aucun vêtement n’est là pour attirer l’attention sur les parties sexuelles. Bien des femmes attestent qu’elles sont beaucoup plus regardées habillées dans une rue où elles sont déshabillées du regard.

Respect et rapports sociaux dans le naturisme

Dans son ouvrage « Le Bonheur d’être nu », France Guillain parle d’un paradis pour les filles. « Les femmes qui se trouvent seules en des lieux naturistes savent qu’elles peuvent aller sur la plage sans que personne ne vienne les importuner. » C’est un grand soulagement, car « il n’y a pas pire inégalité pour la femme que cette peur, cette méfiance obligée, ce risque de viol si important dans notre pays civilisé. »

Beaucoup de jeunes garçons hésitent à faire l’expérience du naturisme par peur d’avoir une érection à la vue des jeunes filles nues. Cette peur n’est pas fondée. Il est extraordinaire de constater que le cerveau, qui est le maitre de l’érection, intègre les données de la situation et tout se passe bien. Ça ne signifie pas qu’il faut s’interdire d’apprécier la plastique des corps, comme on peut apprécier les personnes habillées, les paysages, la mer et les oiseaux. Mais cela se fait dans la bienveillance et la sérénité. La vue habituelle de la nudité apaise les sens, appelle au respect mutuel et à l’humilité.

« Ce partage d’une grande fragilité que constitue la nudité, cette manière d’être exposé au grand jour au regard de l’autre exige une bonne dose d’humilité, d’acceptation de soi, malgré tous ses petits et ses grands défauts. » « Chaque personne qui vous entoure a surmonté sa peur d’être vue nue, chacune d’elle représente à sa manière, un potentiel d’énergie qui donne envie de la connaitre. » (F. Guillain)

 Comment les gens se comportent-ils entre eux quand tout le monde est nu ?

Dans ses ouvrages, le sociologue naturiste Marc-Alain Descamps souligne qu’il y a longtemps, le vêtement, qui au départ était un objet fonctionnel destiné à se protéger par exemple du froid, est devenu le symbole de la classe sociale à laquelle on appartient: beaux habits pour les princes, chemise blanche et cravate pour les bureaucrates, bleu de travail pour les ouvriers, etc. Les rapports sociaux sont déterminés par le vêtement. En se dévêtant, on retrouve une personnalité délivrée de la couche superficielle des « bonnes manières ». Certes, les personnes ne perdent pas les signes de leur classe sociale, ne serait-ce que par leur langage et leur culture. Mais leurs rapports fondés sur la hiérarchie s’évanouissent. S’offrir aux regards, c’est un acte de confiance, et faire confiance est contagieux. D’où l’ambiance d’entraide et de service qui règne généralement chez les naturistes.

Ceci ne signifie pas que toutes les classes sociales sont représentées dans de tels centres. Mais il est d’une évidence remarquable que les personnes « différentes » telles que les handicapés sont tout à fait bienvenues dans les centres naturistes. En réalité, tout le monde y est bien accepté, beau ou difforme, jeune ou vieux, bien portant ou infirme.

Pudeur et intimité

Certains prétendront que le nu n’est pas leur problème, ils sont simplement pudiques et la pudeur est une règle de bonne conduite. Ils disent que chacun a droit à son intimité et qu’on n’a pas à entrer dans celle des autres. Et, incluses en premier dans la zone d’intimité, les parties sexuelles.

Une telle opinion mérite d’être examinée de près pour comprendre ce que recouvrent les mots de pudeur et d’intimité.

L’intimité est le domaine qu’on veut garder secret, de peur que le révéler joue en notre défaveur. L’intimité est donc une sorte de zone de protection, qui se construit en réaction aux menaces d’agression. Lorsque nous voulons nous retirer pour être tranquilles, nous trouvons cette paix dans notre maison ou notre chambre, un lieu qualifié d’intime, c’est-à-dire où personne ne viendra nous déranger (on peut tout au moins l’imaginer).

Si quelqu’un de bruyant ou d’énervant vient nous troubler dans ce lieu, c’est un non-respect, une introduction dans notre espace géographique, mais surtout dans notre espace énergétique, une agression, une sorte de viol énergétique.

C’est donc la possibilité que quelqu’un ne nous respecte pas qui crée la notion d’intimité. Car si quelqu’un est dans la bienveillance, le respect et l’écoute profonde, sa présence n’est pas perçue comme une gêne.

L’intimité peut inclure aussi bien le corps que les sentiments: zones sexuelles du corps, autres parties du corps, corps en entier, détails de notre comportement, de notre vie sentimentale et « privée ». Aussi, la définition de ce domaine est-elle très personnelle et très variable d’un individu à l’autre, d’une famille à l’autre, d’une communauté à l’autre. Elle varie aussi en fonction de la situation dans laquelle on se trouve.

Les étuves du 13e siècle sont des lieux de rencontres sociales

La forme la plus courante du sentiment de pudeur c’est la peur de révéler une certaine intimité. On craint de se montrer véritablement tel qu’on est parce qu’on se sent en insécurité, vulnérable, exposé aux abus et aux manipulations, parce qu’on a peur du jugement, parce qu’on n’a pas confiance en soi.

Je ne veux pas révéler « mes petits secrets » signifie souvent: « je veux me montrer sous un aspect avantageux ». Sinon, je suis honteux, « j’ai la honte » comme on dit maintenant et c’est révélateur! C’est parce que j’ai honte de moi et que je crains le jugement que je veux garder mon jardin secret.

Qu’est-ce qui est tellement honteux à partager? Le sentiment de réserve ou de résistance par rapport au partage de notre intimité est plus ou moins fort selon la confiance que nous accordons aux autres. Vis-à-vis de certains, on se confie, on se lâche! Avec d’autres, on se méfie. Certaines personnes trouvent bien plus intime de montrer leurs émotions que leur corps nu, car cela les révèle d’une façon bien plus profonde.

C’est pourquoi les définitions de l’intimité, et même des zones sexuelles, sont extraordinairement différentes selon les populations (voir les études de F. Barthe-Deloizy).
Les peuples de la terre tels que les Amérindiens n’ont jamais eu la phobie de la nudité. Quand les explorateurs les ont « découverts », ils vivaient nus avec un grand naturel sans aucune arrière-pensée de mal. Les hommes grecs pratiquaient les sports à l’état nu (en grec le mot gymnos -nu- a donné gymnastique et gymnité). Les gens de l’Égypte antique et de l’Europe du Moyen-Âge se baignaient nus dans les rivières. À la Renaissance, on se baignait ensemble dans des établissements de bains. François 1er et sa cour se baignaient entièrement nus.

C’est à partir du 17esiècle que s’est instituée une morale contraignante. Il faut dire qu’on se montrait nu en toute innocence pour déféquer. Hommes et femmes se délestaient n’importe où dans les rues et les maisons, et on a voulu y mettre un terme. Contrairement à ce qu’on imagine, la pudeur qui consiste à dissimuler ses parties sexuelles et ses actes naturels est une notion relativement récente.

Personnellement, je ne suis pas d’une taille à me vanter et au milieu de ces géants, j’ai plutôt l’air d’un nain… Nos Dinka sont nus comme des vers, les femmes ainsi que les hommes (les femmes mariées portent à vrai dire un minuscule cache-sexe)… Leur nudité pose un problème très gênant pour le cameraman, d’autant plus que les Dinkas portent des attributs virils fort développés dont ils ne sont pas peu fiers. Pas question de leur faire admettre le moindre bout d’étoffe… C’est comme si l’on demandait à de jolies femmes de se voiler la face devant l’appareil de prise de vue. Ils se montrent très offusqués. Nous leur demandons un jour devant un missionnaire qui nous sert d’interprète pourquoi ils refusent avec tant d’obstination de voiler les parties intimes de leur individu.

-C’est une honte pour un homme de vouloir cacher sa virilité, nous répondent-ils d’un air de défi qui nous laisse coi.

Extrait de Le Nil, première descente en kayak, André Davy, Julliard, 1957

Ce récit est démonstratif: la honte des parties sexuelles est un sentiment fabriqué par l’éducation. En Amérique, en Afrique, en Océanie, les colonisateurs se sont efforcés d’imposer le vêtement pour « civiliser les sauvages » et leur ont ainsi appris la honte. Par un conditionnement jouant sur la punition et la récompense, on crée des problèmes là où il n’y en a pas.

Je signale, pour être complète, qu’il existe une autre forme de pudeur. Elle consiste à être réservé ou discret pour ne pas blesser ou choquer l’autre.

Si je m’empiffre de gâteaux devant quelqu’un qui est sous nutri sans même lui porter un regard, c’est impudique. Autrement dit, je ne tiens pas compte de l’autre, c’est de l’irrespect. Si je n’ai pas la possibilité de m’occuper de lui, il faut mieux que j’aille manger ailleurs discrètement.

De même, certaines personnes de notre entourage peuvent être choquées et mal réagir devant la nudité, et il y a des circonstances où il est bon d’en tenir compte.

Cette forme de pudeur peut s’appeler attention à l’autre, délicatesse, respect. Si la première forme est associée à la crainte, est limitative et nous empêche d’être pleinement nous-mêmes, celle-ci au contraire es générosité, don à l’autre et nous élève. Être à l’aise avec la nudité ne signifie donc pas s’exposer n’importe où devant n’importe qui. Il est nécessaire de développer lucidité et discernement. Il y a des situations où il vaut mieux ne pas révéler son intimité de corps ou d’âme.

Le langage de la nudité et le nu dans l’art  

L’état de nudité peut porter d’autres significations que la simplicité et le naturel associés au naturisme. Selon le contexte, être nu peut signifier sensualité, érotisme, provocation, contestation, revendication, humiliation.

Comme toute attitude corporelle, la nudité est un langage qui prend son sens en fonction des gestes et attitudes, de l’intention, du contexte et de l’entourage. À l’extrême opposé du respect naturiste, on connait le nu qu’on exige du vaincu par vengeance, pour l’humilier et le dégrader. Il a sa correspondance dans le nu exhibitionniste et choquant du vainqueur.

La généralisation des images de nus dans le cinéma et dans les reportages des émissions télévisées ou les magazines a apporté une évolution dans notre rapport au nu. Elle l’a banalisé, au moins dans le contexte de l’art et du spectacle. Au cinéma, et moins au théâtre, il est de plus en plus familier de voir les gens nus, dans le contexte naturel de leurs vie quotidienne, le bain, le lit, la toilette, etc..

Mais la plupart du temps, la nudité y souligne un propos, un message concernant le corps ou les relations entre personnes. Par exemple, elle veut nous rappeler notre origine animale et nos forces primaires dans la pièce Naure de Clément Boissières.

Les artistes vont de plus en plus loin dans l’exposition du nu afin de bousculer les esprits, secouer les murailles mentales et dépasser les tabous. Lorsqu’ils montrent des nus, les peintres, photographes ou metteurs en scène cherchent à partager leur émotion, qu’elle soit suscitée par la beauté ou la misère, la sensorialité ou le réalisme. Ou ils veulent inciter à la réflexion sur nous-mêmes, au prix d’images provocantes, parfois violentes. Un exemple de spectacle destiné à déranger (=faire sortir du rang) est fourni par les « performances » de Vanessa Beecroft.
[Note: « Performance », dans le contexte artistique, a le sens anglais de « représenter une scène » avec des personnes et non le sens habituel français qu’on connait surtout dans le domaine sportif d’aller plus loin que d’habitude, réaliser un exploit].

La nudité en chair et en os dans les rues sert aussi de moyen de protestation contre des injustices ou des contraintes insupportables, afin d’obtenir des réactions du public et faire bouger les consciences. Ce moyen de revendication se développe beaucoup dans les capitales du monde entier, y compris dans des pays où le nu est mal accepté, comme l’Amérique latine. Des groupes de personnes se dévêtent pour protester et défendre une cause, comme la condition animale à l’entrée du métro au Japon, ou une augmentation du budget pour l’éducation par les lycéens de Manille ou Valparaiso. Le choix de la nudité comme moyen de protestation me semble faire appel aussi bien à la contestation d’un interdit, qu’à la dénonciation de l’hypocrisie et des masques, et au symbole de la nudité qui énonce: je suis vulnérable et sans armes.

Un phénomène qui relève d’une autre motivation inclut les courses d’étudiants et étudiantes nus dans des universités des USA et du Japon, sort de défi à soi-même comme expression en groupe du plaisir interdit.
Il en existe une forme individuelle, le streaking, pratique qui s’est répandue dans les manifestations sportives en Angleterre et semble se propager dans d’autres pays. Il s’agit de se montrer nu de façon rapide (streak) devant le public et les caméras avant de se faire pincer par le service d’ordre. Les motivations sont variables, défi à soi ou à
l’autorité, besoin de se montrer, de faire le pitre.

Les manifestations conçues dans les grandes capitales par Spencer Tunick sont révélatrices de l’évolution de notre rapport au nu. Ce photographe rassemble des milliers de gens nus pour composer des tableaux dans les décors
familiers des villes, dernièrement à Lyon (2005), San Sebastian (2006), Mexico (2007), Amsterdam (2008). Le plus extraordinaire, c’est que les gens se prêtent très volontiers à cette expérience, avec amusement et joie, et qu’en marge des prises de vues pour les tableaux eux-mêmes, ils se trouvent ensemble nus pendant la préparation, entre et après les prises de vue, et ils s’en trouvent bien. Preuve que le nu peut devenir naturel assez facilement, et que les conventions se dissolvent vite, même dans les villes.

Courant de vie et sensation de joie

En nous présentant dans notre authenticité, corps et âme, nous en retirons un sentiment de liberté et deconfiance dans la vie. Nous osons être à l’écoute de ce qui nous fait du bien et nous procure du bonheur. Je ne suis pas en train de prôner l’hédonisme comme doctrine, ni de prendre le « bon sauvage » comme modèle de vie.Cette réflexion ne se situe pas dans le champ d’une philosophie ou d’un idéal, mais dans une approche de soi par l’expérience et le ressenti .

À l’écoute de nous-mêmes, nous percevons très clairement que des forces de vie sont à l’intérieur de nous et nous portent à vouloir vivre dans la joie, alors que d’autres forces freinent leur expression.

L’enfant manifeste pleinement l’élan de vie au travers de tout son corps, accompagné des qualités de spontanéité, de non-jugement et de confiance.

  • Le germe de notre énergie vitale se situe dans le chakra racine.
  • Le deuxième type de forces inclut les peurs et croyances limitatives, acquises au cours d’une éducation basée sur la crainte plus que sur la bienveillance et l’amour.

L’expérience de la psychologie biodynamique nous enseigne que l’accueil de l’énergie vitale en soi se manifeste par la sensation deplaisir. Sain de sentir couler la vie. Sans entraves dans tout son corps, en lien avec l’esprit et le coeur. C’est le plaisir manifesté par l’enfant qui danse, chante ou joue, le bébé qui regarde ses mains, c’est la joie bénéfique et nourrissante du contact avec l’eau, avec la nature, etc.

À ne pas confondre avec le plaisir factice destiné à échapper à nos tensions profondes, sorte de soulerie qui laisse amer ou vide.

Savourer par le corps et les sens

C’est une des composantes de cette joie de vivre: se sentir heureux à la vue d’un paysage magnifique, être transporté par une musique, avoir envie de toucher un tissu ou de modeler la terre, sentir la détente dans un bain d’eau ou de soleil. Sentir combien c’est bien meilleur quand on est nu. Dans d’autres moments, prendre plaisir à porter un vêtement agréable, une belle robe par exemple. Dans ces petits moments simples, je me sens unie à la vie, j’apprécie
la vie.

Faire l’expérience du naturisme nous pose devant le choix d’accueillir notre énergie vitale. Quelle place sommes-nous décidés à donner dans notre vie au plaisir, à la joie, au bien-être, à la simplicité, à l’authenticité ?

Si la réponse est « de plus en plus de place », alors laissons-nous guider par nos sensations. Nous pouvons identifier ce qui nous rapproche de notre énergie vitale et de l’expression de notre enfant intérieur par ce qui nous procure cette impression de légèreté, d’ouverture, d’expansion, d’élévation, de présence dans le moment présent.

L’expérience du nu, un pas vers soi

L’expérience du nuOser nous mettre nus, seuls ou en groupe nous apporte les bénéfices suivants:

  • nous libérer de la peur d’être mal jugé à cause de notre apparence
  • nous libérer des conditionnements de la société qui cloisonnent l’esprit et entravent les élans de vie
  • réunifier le corps en éliminant la séparation entre ses parties « nobles » et ses parties « honteuses »
  • apaiser les tensions et angoisses sexuelles issues de la honte et du tabou. Prévenir les risques de déviations malsaines,
  • apprendre le respect envers chacun au-delà des classes et des cultures
  • favoriser le respect envers les femmes, les personnes âgées, les handicapés
  • simplifier la relation entre personnes en la fondant sur des communications plus authentiques
  • aider à retrouver la spontanéité et la simplicité
  • donner plus de place à l’agrément et au plaisir de vivre
  • faire profiter le corps du soleil de l’air pour une meilleure régulation et une meilleure vitalité
  • s’engager dans une approche de son être véritable

Cette énumération pourrait presque nous faire croire que la pratique du naturisme est miraculeuse. Ce n’est pas le cas. Elle peut effectivement nous faire avancer de quelques pas, mais l’expérience du nu ne va pas nous libérer de tous nos problèmes.

Comme toute expérience, certains en tireront profit et d’autres non, car cela dépend de la conscience qu’on veut bien y mettre. Ce n’est pas parce que nous sommes nus que nous sommes délivrés de toutes nos craintes et de nos difficultés de communication. Cela ne règle pas certains fonctionnements psychologiques de fond. Tant que nous n’aurons pas guéri notre âme, nos croyances limitatives et nos blessures de manque d’amour auront un impact sur notre façon d’être, même si nous sommes nus.

Cependant, pour celles et ceux qui se sont engagés dans la quête de la réalisation de soi et de l’épanouissement,l’expérience de la nudité est un moyen intéressant pour se mettre en marche et oser aller vers soi. Si nous voulons nous donner la peine d’observer ce que nous ressentons, cela peut nous renseigner sur nos peurs et nos croyances profondes et sur la façon dont elles nous enferment.

Bien entendu, il existe d’autres moyens pour cela, et le chemin de la nudité n’a rien d’obligatoire. Pourtant, ce chemin a cela de particulier que se mettre nu, c’est se mettre à nu, c’est enlever une partie de nos voiles. C’est une bonne épreuve qui nous confronte à notre fonctionnement psychologique et nous invite à dépasser nos appréhensions et nos peurs. À condition de bien vouloir les observer avec détermination, bienveillance et lucidité, nous trouvons en face de nous notre culpabilité, notre manque d’estime de soi, nos préjugés et comportements conditionnés, notre peur du plaisir, etc.

On nous a appris à être quelqu’un qui se comporte d’une certaine façon, qui joue un rôle de personne « bien ». C’est fatigant à la longue. Comme c’est soulageant de pouvoir enlever nos masques.

La communication authentique et profonde passe par la capacité à nous révéler aux autres dans notre vérité. S’exposer dans son authenticité, c’est accepter d’être vulnérable, fragile et cela fait peur. Pourtant, c’est le seul moyen pour se sentir en accord avec soi-même. La récompense est le sentiment de plénitude, de sérénité et de vie intense.

Nous vivons des temps difficiles, des temps de défi. Nous sommes à deux doigts d’être anéantis par le non-respect de la vie, de l’être humain et de la nature. C’est une question de vie ou de mort de nous débarrasser maintenant de tout ce qui nous encombre en croyances inutiles, schémas dépassés, hypocrisie, rôles appris et empruntés, habitudes et pratiques qui ne sont plus d’aucune utilité dans notre évolution. Alors, réfléchissez et décidez en conscience.

ANNEXE I:  Le naturisme

Qu’est-ce que le naturisme ?

C’est un mode vie dont le but est de contribuer à l’épanouissement du corps et de l’esprit au contact de la nature. Le naturiste recherche l’équilibre, la bonne santé et les rapports sains entre humaines. Pour retrouver l’équilibre biologique et nerveux, le naturiste utilise les éléments naturels tels qu’alimentation saine, bains d’eau, d’air et de soleil, exercices physiques. Il recherche le contact avec la nature, si possible totalement nu. Le naturiste se distingue du nudiste qui ne pratique le nu (on dit aussi la gymnité) que pour l’agrément, sans l’intégrer à un mode de vie.

Le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par la pratique de la nudité en commun, et qui a pour but le respect de soi-même, le respect des autres, et celui de l’environnement…

Congrès de la Fédération Naturiste Internationale, 1974

En France, il est possible de faire cette expérience en toute quiétude dans les centres et campings naturistes, qui offrent la sécurité d’un fonctionnement bien établi, et l’expérience de très nombreuses personnes qui sont allées au-delà de leurs hésitations et de leurs appréhensions.

ANNEXE II:  La législation française concernant la nudité

En France, la nudité intégrale n’est pas protégée par la loi. Celui qui est en état de nudité peut faire l’objet d’une plainte par quelqu’un qui le considère comme exhibitionniste et tomber sous le coup de l’article du Code pénal qui punit l’exhibition sexuelle.

CODE PÉNAL Article 222-32

(Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002)

L’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende.

«L’exhibition sexuelle peut être définie comme: L’exécution en public ou dans un lieu accessible à la vue de tous, d’actes sexuels, sur soi-même ou la personne d’autrui, et susceptible par leur publicité d’outrager la pudeur d’autrui. La nudité en elle-même, exposée sans volonté de mettre seulement en exergue une partie à caractère sexuel n’est pas constitutive du fait délictuel.» [Les violences sexuelles, Pr. M. Le Gueut-Develay, CHU de Rennes, Service de Médecine légale]

En France, les personnes qui pratiquent la nudité intégrale le font généralement paisiblement dans des lieux privés et protégés des vues extérieures, tels que les campings et centres naturistes, dont la plupart sont affiliés à la Fédération Française de Naturisme.

Il existe aussi des plages publiques autorisées. Mais il règne un certain flou dans le domaine, puisque l’attitude des municipalités va de l’autorisation écrite à l’interdiction formelle en passant par la tolérance verbale et l’autorisation implicite. On est loin de l’Allemagne ou du Danemark où ce mode de loisir est plus largement accepté et se pratique dans l’indifférence générale. Ou des pays latins dans lesquels le naturisme reste embryonnaire et le nudisme sévèrement réprimé.

J’attendre vos commentaires sur le sujet ! Comment vous déshabillez-vous ? Comment vivez- vous la nudité ?

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